Il y a Karaté ce samedi. Maman est là pour te voir, grimaçant les jambes en l'air.
Je suis allée boire un café au café de la Gare, avec ma pote NathK.
La matinée commençait en parlant de l'avenir.
Le temps se découvre et le soleil chauffe l'air encore humide du matin.
Tout le monde souris de nouveau et profite de cette éclaircie.
Je n'y arrive pas… Je n'y crois pas… tout est surnaturel…
Nous sommes rentrés chez nous et ton père t'attendait.
Nous avons vaqué à droite à gauche dans la maison.
Ne sachant où se mettre dans cette ambiance de cohabitation.
Le temps traîne en longueur. Personne ne trouve sa place sauf Lui.
D'apparence peu être, il joue avec Toi comme jamais.
Et moi je rode alentour cherchant ma place à vos côtés.
Nous sommes partis manger ailleurs. Nous avons parlé de chose et d'autre.
En attendant l'heure pour t'accompagner à la Gare.
Tu pars… Loin de moi. Dans le sud.
Le temps s'est arrété soudainement lorsque tu es monté dans le train.
J'ai versé mes larmes sans pudeur sur le quai. Touchée. Seule.
Merci d'être venue me voir mais ne part pas sans moi, maman.
J'ai quitté la maison pour le week end. Je vous ai laissé seul tous les deux sans moi.
Et j'ai dessiné un Lyon pour toi. Ailleurs devant d'autres enfants.
Tu m'a manqué mais j'étais mieux ailleurs que chez moi…
Le temps est passé. Je suis rentrée. "Comme si de rien n'était", l'air de rien.
Nous avons partager le repas ensemble. Dans un silence pesant. Sans regard.
Et Toi, tu vis avec nous deux, séparés. Tu vis mieux.
Tu es partis tard, à pieds, le poignet emmitouflé dans ton écharpe.
Le son de la clef qui se ferme dans la serrure, m'a hanté.
J'aurais voulu te suivre et te dire "je t'aime, ne pars pas."
Le temps se découvre et le soleil chauffe l'air encore humide du matin.
Tout le monde souris de nouveau et profite de cette éclaircie.
Je n'y arrive pas… je n'y crois pas… tout est surnaturel…
Chaque jour est une séparation…